Méthodologie

D’après l’OMS , la médecine traditionnelle est la somme des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales.

Un savoir millénaire en héritage

Les médecines anciennes relèvent d’une culture thérapeutique qui puise ses origines dans l’Antiquité. A la fois curative, mais aussi et surtout préventive ce type de médecine associe une approche empirique à une démarche plus spirituelle en raison de la relation étroite qui unissait l’homme à son environnement.

De tradition orale, notamment en Afrique et en Amérique du Sud, les historiens ont néanmoins répertoriés des écrits attestés qui remontent à la Chine du Vème siècle avant J-C. dans les pages de Zuo Zhuan, un recueil contemporain des textes grecs hippocratiques.

Son adoption et la diffusion qu’on lui connait au travers de l’Histoire se perpétuent encore à ce jour. Mieux, son essor gagne des sociétés occidentales industrialisées si l’on se réfère aux chiffres récents que délivre l’OMS. On estime actuellement qu’en Asie et principalement en Chine, le recours aux préparations traditionnelles représente « 40% des soins de santé administrés ». Une proportion qui atteint 80% en Afrique.

Dans le même temps, de nombreux pays développés utilisent la médecine alternative ou complémentaire dans leur système de santé. Parmi le pourcentage de population y ayant fait appel au moins une fois, le chiffre au canada s’élève à 70%, 42% aux USA, 75% en France (source OMS). Des proportions éloquentes qui témoignent d’un engouement qui n’a de cesse de s’affirmer.

La Tradition à la source de l’innovation

L’équipe scientifique du Laboratoire ETHNODYNE met en pratique une méthodologie en 3 phases: exploration, identification et expérimentation:

  1. Phase d’exploration : le choix des produits à étudier résulte de l’analyse des données disponibles sur les espèces végétales potentiellement valorisables (enquêtes terrain, recherche bibliographiques, études des publications internationales, banques de données…)
  2. Phase d’identification du ou des principes actifs responsables des effets observés selon des techniques scientifiques appropriées.
  3. Phase d’expérimentation : lorsque cela est possible et que tout risque est formellement écarté, il est procédé à des essais cliniques afin de valider l’efficacité du produit.

Cette démarche permet de tirer parti de la richesse des pharmacopées traditionnelles et d’aboutir à la découverte de produits réellement originaux.

Cette méthodologie implique une pluridisciplinarité de l’équipe scientifique qui est inhérente à la démarche (botanique, ethnologie, chimie structurale, chimie analytique, chimie extractive, pharmacologie clinique etc…).